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Comme promis je vous invite à faire connaissance avec mes amies, à découvrir des femmes de talent. Aujourd’hui, je vous présente Émilie dont le travail élégant sur des meubles anciens fait de nombreux heureux ; et Céline, créatrice de délicats bijoux faits main qui vous invite à une vente la semaine prochaine.

Comme moi, soyez heureux, j’ai plein de copines qui en plus d’être talentueuses sont de belles personnes. La suite très bientôt.

Je vous souhaite de très beaux jours estivaux.

J’ai lu & j’adore se fait éclectique : conte poétique + biographie présidentielle + trilogie sulfureuse…

Giacometti entre tradition et avant-garde au Musée Maillol



 

En collaboration avec la Fondation Giacometti parisienne, le musée Maillol expose et explore l’un aspect de l'œuvre de Giacometti : la sculpture.
50 pièces très variées répondent à 25 œuvres d'autres sculpteurs. L'exposition contextualise une vie de travail sur l'expression, le regard, la matière et le mouvement, en portant des points de comparaison avec les maîtres et contemporains de l'artiste. 


Alberto Giacometti (1901-1966) et les sculpteurs de son époque se doivent en effet d'exister artistiquement avec l'héritage parfois écrasant de Rodin (1840-1917).

 


Dès son plus jeune âge (12 ans!), Giacometti, issu d'une famille d’artistes, sculpte des visages au regard pénétrant.

 

Arrivé à Paris à 21 ans, il s’inscrit à l'Académie libre de la Grande Chaumière*. On reconnaît alors dans les œuvres qu'il produit les influences de l'art égyptien comme celle d'Antoine Bourdelle dont il fréquente l'atelier. Rapidement, il synthétise les formes de ses créations en découvrant le cubisme et les arts primitifs.

 

En 1935, son travail se porte à nouveau sur le visage, le regard, ce qui lui vaudra l'exclusion du mouvement surréaliste dont il fait partie depuis 4 ans. Toute sa vie artistique, il cherchera à capter ce regard, support de construction d'un visage.

Antoine Bourdelle, Augusta
Aristide Maillol, masque et tête de femme
Petit buste d'Annette


Se laissant guider par ses créations, il travaille involontairement sur de très petits formats pour lesquels il produit une réflexion sur le socle de la sculpture lui donnant au autre dimension.

Rodin, Saint Jean-Baptiste
Bourdelle, Madeleine Charnaux

Dessin d'après Rodin
Homme qui marche
Ses célèbres sculptures en pied, très effilées, très travaillées, oscillant entre la vie et la mort sont d'une grande force à l'indéniable présence. Il installe ses groupes sur des plateaux ajoutant à leur dimension presque ésotérique et leur donne des noms de nature, par là-même associée à la figure humaine.

Homme traversant une place

Les grandes figures des années 50, tel l’"Homme qui marche" semblant traverser un espace aussi immense qu’il est lui-même long et filiforme. Les pieds surdimensionnés très ancrés dans le sol sont comme une contradiction entre mouvement et instabilité.

Trois hommes qui marchent, avec les Trois nymphes de la prairie de Maillol
 

En complément, le musée Maillol présente des dessins de l'artiste, de magnifiques photographies de son atelier aux signatures célèbres, et notamment une émouvante vidéo où l'on voit l'œuvre prendre vie sous les doigts de Giacometti. Magique.

Homme qui marche sous la pluie dans l'atelier de Giacometti, 1949 par Denise Colomb
Atelier d'Alberto Giacometti, 1966 par Sabine Weiss
Giacometti posant dans l'atelier, 1957 par Robert Doisneau

Giacometti entre tradition et avant-garde
Fondation Dina Vierny - Musée Maillol
61 rue de Grenelle, Paris 7ème
Jusqu'au 20 Janvier 2019
Tous les jours de 10h30 à 18h30, nocturne le vendredi jusqu’à 20h30.
Billetterie en ligne

* L'Académie de la Grande Chaumière a été mis en vente par le propriétaire des bâtiments, son existence en tant qu'atelier d'art est menacée. Pour en savoir plus, lisez l'article de Connaissance des arts, signez la pétition sur change.org et faites passer.

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