La nuit à peine tombée
Ouvrir une porte une fenêtre
Avant le premier frisson sur la peau,
Reconnaître le parfum du froid.
Une senteur amplifiée par la nature
Reconnaissable entre mille
Issue du ciel de la terre de l’herbe et des arbres à la fois.
Un goût de métal dans l'air,
Une odeur de gel, de neige,
Par l’air glacé faufilé dans le nez,
Les bactéries annihilées le mal anesthésié.
Le parfum intense de la pureté
Du silence le plus profond
D’un environnement disparu dans la nuit
De la civilisation, quelques éclats lointains.
Cette senteur volatile de quelques secondes
Tout entière dit on est seuls, on est bien.
Puis transi l’abandonner à regrets
Rentrer se chauffer à la cheminée
Au fumet du gratin bientôt cuit
À un monde de lumières, de rires, de musique
de pages tournées, de papier froissé.
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