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5.1.26

L'histoire derrière la nouvelle : La nuit infinie


Les concours Librinova m'inspirent ! Après le concours en partenariat avec le magazine Lire (lire le texte, "Au bord du chemin" et l'histoire derrière la nouvelle sur ces précédents sujets), j'ai participé à l'appel à texte intitulé : "La Nuit des révélations".

Sur le même format (12000 à 16000 signes), il s'agissait d'écrire une nouvelle commençant par « Cette nuit-là, tout a basculé... », sur le thème du bouleversement, tous genres littéraires acceptés. Avec pour seule consigne : laisser parler son imagination.

Tout de suite, à la lecture de l'énoncé, une phrase * est venue se graver à "Cette nuit-là, tout a basculé".

Et tout de suite, j'ai vu le lien avec un texte sur lequel je travaille, encore à l'état d'ébauche. La révélation d'une part d'ombre du personnage principal et de son passé, que j'avais imaginée sans l'avoir encore rédigée. Je voyais comment cette nouvelle viendrait en explication, peut-être plus tard s'insérer quelque part dans l'histoire (à venir bientôt une chronique d'écriture sur les creux dans une histoire).

La forme particulière de "La nuit infinie" avec quelques lignes de poème au début et à la fin, est, elle-aussi, venue tout de suite. Ni prévue ni calculée, elle me semblait essentielle.
J'"entendais", à la suite, les premiers paragraphes et les écrivais au fur et à mesure.

Après, ça s'est compliqué. Galvanisée par la fluidité du début du texte, j'avais très envie de continuer.
De plus, après la publication et la promotion de L'enfance en haut de l'escalier, et en parallèle la recherche d'un éditeur pour mon premier roman, je profitais à nouveau du plaisir d'écrire, de trouver les mots, de voir la nouvelle prendre de l'ampleur sur mon écran.

Erreur. Lorsque j'écris "directement", en cherchant les mots et les phrases au lieu de les attendre, sans les entendre, c'est beaucoup plus difficile, moins fluide, moins beau. Je vous parlerai de ce thème en détail dans une autre chronique.

Alors, il m'a fallu accepter de prendre mon temps, réfléchir à nouveau à certaines scènes et les laisser revenir différemment, les ré-écrire. Recommencer des passages entiers.

Le texte rédigé, de la longueur imposée, comme toujours il a fallu réfréner l'envie de le poster tout de suite sur la page du concours alors qu'il restait presque deux mois de délai. Pour me faire plaisir j'ai créé la couverture et la fiche du texte, sans ajouter le manuscrit. D'une manière détournée, cette couverture - une vue de montagne, est venue éclairer la part personnelle de ce récit à travers mon thème de prédilection : le lien des personnes et des lieux.
De plus, l'image d'entête du concours (un alignement de réverbères, la nuit) fait écho à celle de ce blog, depuis sa création. Simple coïncidence ou signe subtil ? Je vous renvoie à la première chronique d'écriture, Écouter son intuition ...

Puis, j'ai accepté de laisser reposer le texte (deuxième chronique d'écriture : Du travail et du temps), de l'ouvrir régulièrement pour le relire, le retravailler encore et encore et l'améliorer. À chaque fois, je trouve des mots à changer, le rythme d'une phrase à respecter (chronique à venir sur ce thème), des doublons à modifier.
C'est à mon sens une phase aussi difficile que primordiale et, pour quelque raison que ce soit, je n'ai aucun regret de n'avoir pas posté mon texte plus tôt.

Après l'annonce des résultats je le publierai (à l'heure où j'écris ce post, il est accessible ici sur Librinova, après s'être connecté). J'ai hâte d'avoir votre retour sur cette histoire dont le point de bascule change à jamais le personnage principal.