Les idées peuvent surgir à tout moment : dans le métro, au détour d’une rue. Au milieu de la nuit, et au matin, n'en rester plus rien…
Dans cette nouvelle chronique, je partage mon astuce d’écriture, une habitude si importante pour moi :
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Les idées peuvent surgir à tout moment : dans le métro, au détour d’une rue. Au milieu de la nuit, et au matin, n'en rester plus rien…
Dans cette nouvelle chronique, je partage mon astuce d’écriture, une habitude si importante pour moi :
Cette maison était, d’une certaine façon, liée à la mienne.
Alors je me suis dit que rénover, valoriser, photographier, transmettre,
C’est faire vivre encore un peu.
Les détails de notre maison témoignent de plusieurs époques,
du projet de plusieurs familles - dont la nôtre,
De moments, d’étapes, de joies et de chagrins,
de nombreuses vies depuis les années 1900.
La documentation en ligne est vaste et pratique, mais rien ne remplace le travail dans un lieu physique de recherche. Voici pourquoi :
Volume et diversité des documents : même sur un sujet pointu, les bibliothèques offrent un mélange de livres imprimés et de ressources numériques, souvent plus riches que ce que l’on trouve en ligne.
Prendre son temps, relire, retravailler encore et encore.
Lorsque l'on écrit et qu'un texte prend forme, l’impression d'élan peut s'avérer grisant, donner à croire que ce qui nous semble juste, peut être définitif.
J’ai compris que ce moment n’est qu’une étape. Écrire demande de continuer à travailler, relire, laisser reposer. Les besoins de correction apparaissent alors, et les conseils entendus trouvent enfin un écho.
Pour moi, l’écriture est avant tout une histoire de patience, d’humilité et de persévérance.
Qu'en pensez-vous ?
La nuit à peine tombée
Ouvrir une porte une fenêtre
Avant le premier frisson sur la peau,
Reconnaître le parfum du froid.
Lorsqu'une pensée revient avec insistance, le temps est venu de lui donner par les mots, une consistance. Et voir où elle peut mener.
Dans cette première chronique d’écriture, je reviens sur l’importance de l’intuition dans le processus créatif, sur cette attention particulière à ce qui insiste et demande à être noté, créé.
+ Sur ce thème, je vous propose également le texte Écouter sa chanson, publié sur ce blog.
Sur le même format (12000 à 16000 signes), il s'agissait d'écrire une nouvelle commençant par « Cette nuit-là, tout a basculé... », sur le thème du bouleversement, tous genres littéraires acceptés. Avec pour seule consigne : laisser parler son imagination.
Tout de suite, à la lecture de l'énoncé, une phrase est venue se graver à "Cette nuit-là, tout a basculé".
🌙 Ma nouvelle « La nuit infinie » est maintenant en ligne ici, sur la page du concours Librinova !
Je serais très heureuse que vous la lisiez et me donniez votre avis.
C’est très simple :
Merci infiniment pour votre soutien et vos retours.
Je vous parlais de cette nouvelle en juin, puis de la genèse de son écriture il y a quelques semaines sur le post : L'histoire derrière la nouvelle - Au bord du chemin.
Voici publiée ci-dessous la version complète écrite pour le concours Lire Magazine / Librinova, sous le parrainage de l'auteur Miguel Bonnefoy. Selon la consigne, elle commence par la première phrase de Salammbô, de Gustave Flaubert.
Au bord du chemin
« C'était à Mégara, faubourg de Carthage, dans les jardins d'Hamilcar... »
Il n’y avait plus rien. Rien que des arbres étêtés, des jardins calcinés, un village en ruines et son cœur en morceaux.
Deux, trois maisons le toit à demi écroulé les vitres cassées la porte d’entrée entrouverte sur quelques meubles oubliés, témoins d’une vie passée.
Et tout autour, comme un fait exprès, pendant brillant à sa douleur : la beauté. Le soleil brûlant sur ses cheveux sur ses épaules, le ciel plus bleu et plus haut que jamais dans lequel se découpent les troncs noircis des cyprès, dérisoire alignement au milieu du néant. Les oiseaux dont l’espèce a survécu chantent dans le vent tiède la vie retrouvée, qu’en est-il de son passé ?
Comment l’enfant du passé reste-t-il présent en chacun de nous ? À quel point faut-il se contenter de l’adulte construit au fil des années, des expériences ? Le thème de l’enfance, transversal à plusieurs projets*, m’habite et m’interroge en permanence, cœur d’une sphère dans laquelle des idées s’agitent, s’entrechoquent et se multiplient. Ces questions trouvent résonance dans une lecture, un film, une remarque, pour enrichir la réflexion.
En ouverture de son roman Pas même le bruit d’un fleuve, Hélène Dorion intitule le premier chapitre d’une citation d’Alexandre Marc Oho Bambe (Prix Paul Verlaine de l'Académie française 2015) : « Vivre, c'est suivre les traces de l'enfant qu'on a été ». Dans Neverland, Timothée de Fombelle part à la recherche d’un texte symbolique, lui aussi sur les traces de l’enfance. Son livre - à la fois roman, poésie, autobiographie avec une pointe de surnaturel, permet au narrateur de porter un regard sur l’enfant, de le frôler, de le côtoyer. Jusqu’où ? Cette observation en retrait pourrait suffire, par les sensations qu’elle (lui) permet d’éprouver, les souvenirs convoqués. En lisant ce livre, j’ai éprouvé cette impression ambivalente qui oppose l’envie de retrouver l’enfant que nous étions, à celle de le laisser partir. Plus que « retrouver l’enfant en nous », il s’agit de se souvenir que cet enfant existe, d’admettre son côté révolu, autant que de lui conserver une place. « Ce n’est pas grave que je me ride », a dit Sophie Fontanel dans la Grande Librairie, […] « en revanche j’essaie de garder l’intérieur juvénile. ».
Puis, les premiers mots sont venus (dans le métro !). Vous en découvrirez plus à ce sujet dans l'épisode du podcast à venir.
Ces quelques phrases qui me trottaient dans la tête, avec le rythme et leurs mots (autres épisode à ce sujet) m’ont donné l’impulsion nécessaire, pour me lancer. Une base sur laquelle m'appuyer, le début de quelque chose. Et l'envie de voir ce texte se développer.
Je suis très heureuse de partager à la fois cette nouvelle - très personnelle, et son auto-publication.
Pour en savoir plus,
Si vous souhaitez la lire, elle est disponible sur Amazon :
👉 en numérique, à télécharger (ici) *
👉 en version brochée, à offrir ou à conserver (là)
+ Ma nouvelle participe au concours Amazon KDP Storyteller 2025, qui met en lumière les auteurs indépendants.
💬 Si vous l’avez lue, un petit commentaire sur Amazon (même quelques mots) serait précieux : vos retours comptent énormément dans la sélection du lauréat.
Merci de vos encouragements, de vos lectures, de vos retours 💛
* 📱💡 Note pratique :
L’achat en version Kindle ne peut pas se faire directement sur l’application Amazon avec certains appareils (iPhone/iPad).
-> Il suffit de se connecter au site Amazon.fr via un navigateur mobile ou un ordinateur pour commander le livre.
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L'écriture de cette nouvelle est le fruit de deux expériences uniques, aussi déstabilisantes que fondatrices :
🖋 En voici un extrait ci-dessous :
L’auteur nous a lancé le défi d'écrire un texte commençant par la - si belle - première phrase de Salammbô de Gustave Flaubert :
« C'était à Mégara, faubourg de Carthage, dans les jardins d'Hamilcar... »
Il s'agissait pour les participants de faire voyager les membres du jury avec une nouvelle inédite d’une longueur de 12 000 à 16 000 signes, tous genres littéraires autorisés.
Un sacré défi, tant au niveau du thème que de la forme, aussi complexe que passionnant, relecture de Salammbô incluse !
Mon texte de participation à ce concours, si ça vous dit de le lire
et de me dire ce qu'il vous évoque, sera publié après les résultats, fin octobre.
Tous droits réservés.
P.S. : La chronique de Salammbô, de Flaubert, est là, sur J'ai lu & j'adore.
Cette année je n’avais pas écrit de vœux.
Et puis les premiers jours de l'année m’ont invitée à les observer.
Tout était là. Simple, juste. Essentiel, évident.
Chérir tous les instants.
Les petits matins de janvier dans la nuit, les heures en creux dans l’avion à regarder les nuages et le paysage,
tous ces moments où l’on relâche la tension où l’on change de plan en se disant c’est pas grave,
une heure sur la plage à ne rien faire sinon apprécier un rayon de soleil, un millier de photos pour se rappeler que demain on sera loin, les galères reconnues à demi-mot une fois résolues, ce coffee shop où l’on va tous les matins juste parce qu’on y est bien,
le sapin de Noël qui penche la tête et que l’on a encore envie de garder, le film un peu passé à la télé, une vieille chanson entendue dans une boutique, une soirée à rigoler devant un stand up,
une nouvelle paire de chaussettes toute douce, quelques kilomètres pour le plaisir de déguster sa galette préférée, le gros pull bien chaud que l’on a envie de remettre chaque matin et la tasse de café brûlant, tant pis si c’est la quatrième.
Se laisser de l’espace pour imaginer ses envies, se faire confiance, sentir les épaules se relâcher et le sourire s’étirer. Réussir à ne rien faire un moment pour se permettre de voir plus clair, plus loin.
Prendre chaque parenthèse pour une respiration, chaque respiration pour une parenthèse, saisir chaque occasion de se parler de se retrouver, prendre le temps tout simplement.
Je pourrais continuer ainsi, des mots, des lignes encore et c’est bien l’idée : choisir de voir le plaisir dans chaque instant, dans chaque moment, me semble l’ambition parfaite pour cette nouvelle année dont je vous souhaite d’apprécier chaque minute. 525 600 occasions de se réjouir, qui dit mieux ?
De mon côté je poursuivrai mon objectif : chercher le beau dans le moindre espace la moindre étincelle, le chérir, le transmettre. Happy 2025.